Allahu Akbar!

ceci est une époustouflante conversion àl'islam ,qu'Allah nous guide
(vidéo transcrite en français)
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 18:26

Modifié le samedi 03 octobre 2009 18:39

..............Poème.............

..............Poème.............
La vie passe comme un éclair,
La mort frappe comme un coup de tonnerre,
L'ici-bas n'est qu'éphemere mon frère,
De la vie nous ne sommes pas patron mais plutôt stagiaire,

C'est Allah qu'il faut craindre,
et c'est en Lui que l'on espère,
C'est à Allah qui faut se plaindre,
et c'est à Lui qu'il faut plaire,

N'oublies pas ma s½ur, mon frère,
Qu'Allah crée certaines choses par paire,
Il y a l'homme et la femme,
Le Paradis et l'Enfer,

C'est le mal qu'il faut interdire,
Et c'est le bien qu'il faut faire,
Le Coran et la Sunnah,
Seront pour toi une Lumière,

A présent ma s½ur mon frère,
Tu sait ce qu'il te reste à faire,
Prions pour que bonnes soient les actions
que nous emmènerons sous terre.



# Posté le mardi 14 juillet 2009 07:07

Allahuma igfirlana.............

La vie est une succession de peines sans fin
Tels me parlent les regards de ces Orphelins de guerre
Tels m'agressent le son de toutes ces voix hurlant de désespoir et mendiant la vie de demain au voisin

Je ne sais pas, je ne sais plus
Comment me libérer de ces tourments, ces images qui me glacent le sang à chaque fois que je ferme les yeux
pour me dire que tout est fini et que demain sera meilleur pour tous!

ya Allah aide les à surmonter ces terribles épreuves (enfants comme parents)
aide nous à nous souvenir que la vie n'est que passagère et l'au-delà,lui, est éternel
aussi,aide nous à préparer en conséquence

Guide-nous Ô Seigneur sur Ton sentier et accorde nous Ta miséricorde
.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 16:36

Modifié le jeudi 20 août 2009 14:08

imagines-toi

imagines-toi


Imagine-toi la rencontre du Très Miséricordieux

Pendant que Ses amis, dont tu feras parti, discuteront à l'ombre de Tûba, Allah ordonnera à un Héraut de Ses anges d'adresser un appel à Ses amis afin de réaliser en leur faveur la Promesse de Son extrême générosité, cette immense allégresse de les rapprocher de Lui, de leur accorder une entrevue de bienvenue et de leur montrer Sa Magnifique Face. C'est ainsi qu'ils atteindront la plus noble des positions, le paroxysme de l'allégresse et l'ultime désir. Tu te rendras à peine compte quand l'ange lancera cet appel:

« Ô hôtes du Paradis !

Vous avez auprès d'Allah une Promesse

qui n'a pas encore été réalisée? ».

Ils protesteront tant leur paraîtra immense ce qui leur aura déjà été accordé. C'est qu'il n'y aura pas meilleure donation que celle qui leur aura été faite. Ils auront été introduits dans Son voisinage et assurés contre Son châtiment. Tu diras, en même temps qu'eux:

« N'a-t-II pas regardé nos visages !?

Ne nous a-t-Il pas fait entrer au Paradis !?

Ne nous a-t-Il pas écartés du Feu !? ».

Ce sera alors Son appel, ordonnant de lui rendre visite.


« Allez donc Lui rendre visite ! »

Tandis qu'ils seront dans cet état, leurs coeurs, avec leurs âmes, sembleront s'envoler de leurs corps, de joie et d'allégresse. Les anges viendront alors, conduisant des chameaux de Khorasan créés de rubis, animés d'une vie qui leur aura été insufflée. Leurs rênes seront faites de chaînes d'or. Leurs faces apparaîtront comme des lampadaires lumineux et beaux. Ils ne satisferont jamais leurs besoins naturels. Ils auront des ailes, surmontées d'un tissu rouge en soie du Paradis et de poils fins d'une blancheur éblouissante. Sur leur dos, il y aura deux raies rouges sur un fond blanc, telles celles qui couvrent le dos des chevaux de ce monde. Les créatures n'auront jamais vu de pareilles montures, ni de couleur si belle.


Imagine la beauté de ces bêtes et la beauté de leur forme, des bêtes de rubis du Paradis, dans leur couleur rouge et jaune et leur éclatante lumière quand elles se mettront en mouvement.

Imagine leur beauté et la beauté des visages des anges, la beauté de leurs rênes, chaînes en or du Paradis. Ils les conduiront, d'un rythme régulier, à la rencontre des Amis d'Allah au nombre desquels tu seras. Belle sera l'allure de ces bêtes créées ainsi sans le dressage des humains. Ce sont des bêtes qui n'auront pas été domptées, obéissant à leurs chaînes et guidées sans apprentissage préalable.

Imagine les anges les faire avancer jusqu'à s'approcher des Amis d'Allah et les faire baraquer.

Imagine leur baraquement, leur beauté et l'allure de leurs formes, dès qu'ils arriveront près des Amis d'Allah . Ton coeur saura que tu monteras l'une d'elles et que tu te rendras vers ton Seigneur avec les autres visiteurs. Une fois accroupies, elles seront baraquées sur des dunes de musc dans les prés de safran, sous Tûba et le reposoir des adorateurs d'Allah . Les anges s'approcheront des Amis d'Allah et leur diront de leurs voix mélodieuses :

«Ô Amis du Miséricordieux! Allah, votre Seigneur, vous adresse Son salut. Il vous rendra visite et vous ordonnera de venir Lui rendre visite ensuite afin qu'Il vous voit et que vous Le voyiez, qu'il vous parle et que vous Lui parliez, qu'il vous salue et que Le saluiez et qu'Il vous accorde davantage de Sa faveur et de Sa miséricorde. Il est le Détenteur d'une large miséricorde et d'une faveur incommensurable».


Quand les Amis d'Allah entendront (ces paroles) et que, toi aussi, tu les entendras, ils se précipiteront vers leurs montures, par amour et désir ardent de leur Seigneur.

Imagine la célérité de leurs bonds, toi parmi eux, la beauté de leurs visages que la joie illuminera quand ils seront auprès leur Seigneur et verront leur Bien-Aimé.

Imagine leur appréhension lorsqu'ils mettront le pied droit aux étriers de rubis, d'émeraudes et de perles.

Imagine la beauté de leurs pieds. Ce sont des pieds remodelés qui n'auront plus la même forme. Ils auront acquis plus de magnificence que ceux qu'ils avaient dans la demeure terrestre. Puis Allah les placera dans Son paradis, à l'abri de tous les fléaux. Il aura métamorphosé et les aura fait resplendir après de longues périodes dans les dunes de musc et les prés de safran.

Imagine la beauté de leur lumière quand les Amis d'Allah enfourcheront leurs montures de rubis et de perles.

Imagine-les dans leur beauté, mettant leurs pieds sur les étriers du Paradis, puis s'installant, sans difficulté ni peine, sur des selles de perles et de rubis incrustés d'argent et de pourpre.

Ô la beauté de la blancheur des perles sur ce fond rouge pourpre !


Quand ils s'installeront, et que tu t'installeras aussi sur ta monture avec eux, ils redresseront leurs montures et leurs bonds soulèveront alors un tourbillon de musc qui imprégnera leurs habits et leurs cheveux. Puis, les montures s'aligneront en une seule rangée, rectiligne, formant un cortège sans sinuosité. Aucune ne sera en retrait par rapport aux autres.


Quel magnifique cortège! Quels merveilleux cavaliers !


Imagine cet alignement dans toute son étendue, dans toute sa rectitude, et l'agencement aussi semblable de leurs visages, des diadèmes sur leurs fronts et au-dessus de leurs têtes des couronnes de perles et de rubis.

Que penses-tu des visages des hôtes du Paradis, réunis dans un même ensemble, portant des diadèmes et des couronnes dans un parfait alignement? Que penses-tu de ce rassemblement de milliers, de milliers et de milliers de personnes ? Les coeurs seront bien incapables de dénombrer les couronnes de perles et de rubis rayonnant au-dessus de leurs visages resplendissants de lumière, souriants et gais.

Si tu pouvais imaginer ce cortège de montures, l'alignement de ses cavaliers, l'ajustement des couronnes au-dessus des visages des Amis d'Allah , rayonnant de lumière et de bonheur, tu aspirerais à un désir légitime, tu saisirais de ton coeur la réalisation de la Promesse de ton Seigneur à Ses Amis. Quand l'alignement et l'agencement des couronnes se formeront, les ( Amis d'Allah ) presseront le pas en disant :


« Allons vers notre Seigneur ! »

Imagine les montures quand elles se mettront en marche, aussi légères que les rubis, dans un même mouvement et d'un même pas, sans qu'aucune ne précède l'autre. Les corps des amis de Allah se soulèveront de bonheur sur ces (montures), leurs épaules, dans leur marche, resteront à la même hauteur. Les rênes de leurs montures et de leurs étriers se maintiendront aussi au même niveau. En se mettant en marche, leurs montures soulèveront le musc et leurs pieds fouleront les près de safran. Quand ils s'approcheront des arbres du Paradis, ces arbres leur lanceront de leurs fruits. Ces fruits tomberont dans leurs mains alors qu'ils poursuivront leur marche.

Ô qu'ils seront beaux ces fruits dans les paumes de leurs mains !

Les arbres se détacheront et s'écarteront de leur chemin. Sur une inspiration de leur Maître, afin que leur alignement ne se désorganise pas, que leur rang ne se déforme pas et que leur agencement ne se modifie pas. Ainsi, les Amis d'Allah ne se sépareront pas les uns des autres car ils seront des compagnons dans le Paradis puisque, en ce monde, ils s'aimaient, les uns les autres, en Allah. Les compagnons seront célèbres. Chaque couple de compagnons sera renommé par la bonne compagnie qu'il aura témoignée à l'autre. Leurs parures et leurs habits seront de la même couleur. La robe de leurs montures sera également de couleur identique.

Imagine-toi quand ton Seigneur t'accordera des faveurs, et que tu seras serré contre ton compagnon, épaule contre épaule. Vous vous approcherez des arbres du Paradis qui secoueront leurs fruits qui tomberont dans vos mains, les mains des Amis du Miséricordieux. Puis ils s'écarteront, avec leurs racines, de leur chemin pendant que vous continuerez votre route, emplis de joie. Leurs coeurs tangueront, tout tendus vers la contemplation de leur Bien-Aimé. Ils avanceront dans la gaieté, les uns se tournant vers les autres, discutant, riant et badinant dans leur marche, louangeant leur Seigneur pour avoir été Véridique dans Sa promesse envers eux, et pour leur avoir accordé la permission d'être dans Son Voisinage.

Ils poursuivront leur marche jusqu'à s'approcher du Trône de leur Seigneur. Ils verront de visu la beauté de Ses voiles et de Sa lumière. Ils accélèreront le pas dans leur désir ardent, leur amour et leur joie (de voir leur Seigneur).

Imagine leurs montures qui volent, la course de leur cortège équilibré et la lumière éclatante des visages des cavaliers. Les anges escorteront les montures, les conduisant, à pas redoublés, vers leur Seigneur jusqu'à atteindre l'estrade du Trône de leur Maître.

Imagine l'étendue de cette estrade et la beauté de sa lumière, son cérémonial éblouissant et son parfum de fleur. Des tapis et des coussins seront posés sur les dunes de musc. Chacun de ces jeunes d'Allah saura ce qui lui a été préparé. Les sièges seront réservés aux Elus d'entre Ses serviteurs et aux Amis d'entre Ses créatures. Quand ils s'approcheront de ce qu'Il leur a été préparé en chaires, sièges, tapis et coussins, chaque jeune pliera sa belle jambe pour quitter l'étrier et descendre devant une chaire, un siège ou un tapis.

Imagine la façon dont ils plieront leurs jambes pour prendre place sur leurs sièges et s'y établir. Imagine la douceur de ces cuisses et de ces hanches posées sur les sièges en perles et en rubis. Quel siège immense ! Qu'il est magistral cet Ami d'Allah , assis, les pieds croisés !

Quand les gens prendront leurs sièges et y reposeront, les Voiles irradieront une lumière éclatante. Ô le doux plaisir de leurs yeux! Ils tendront l'oreille dans l'attente de la parole de leur Bien-Aimé.

Imagine-les assis sur leurs sièges, Promesse véridique de leur Maître et Roi, celle d'être proches de Lui suivant leur rang hiérarchique. Les Aimés d'entre eux seront les plus proches de Lui parce qu'en ce monde, ils éprouvaient pour Lui un amour intense. Les plus proches de Son Trône seront ceux qui portaient Ses signes probants auprès de Ses créatures, puis les prophètes - Que le salut soit sur eux -, puis les véridiques proches à égale distance du Tout Puissant, le Très Miséricordieux.

Immense sera Celui qu'ils visiteront ! Allah de gloire, de grandeur recevant leur visite.

Imagine-les assemblés avec leur belle dignité et la beauté et l'illumination de leurs visages lorsque la lumière du Trône d'Allah et Ses voiles se refléteront sur eux. Puis, Imagine leur assemblée et l'irradiation de leurs sièges et de leurs chaires, attendant la Vision de leur Seigneur. Ton âme volera dans ton amour ardent de Lui. Ce qui serait de ton bon droit.

Que cela est grandiose pour un être sensé, connaissant Allah et désirant ardemment son Seigneur et Sa vision !

Imagine cela avec un esprit exempt de toute autre préoccupation. Peut-être que ton âme aura honte de se couper de tout ce qui te sépare de Lui et de ne pas renoncer à tout ce qui occupe ton esprit et t'empêche de te rapprocher de ton Seigneur.











# Posté le mardi 07 avril 2009 17:51

Khadija ( radiallahu anha)

Khadîdjah bint Khuwaylid est née en 68 avant l'Hégire, de Khuwaylid bin Asad et de Faatimah bint Za'idah.

Elle avait développé par son éducation des traits de caractères dignes d'éloges et était connue et appréciée pour son intelligence, sa pudeur et sa sagesse, au point que l'on commença à l'appeler "Tâhirah" (la pure).

C'était une femme d'affaire accomplie, qui avait bâti sa fortune par l'intermédiaire de quelques hommes qui faisaient du commerce pour son compte.

Elle fut d'abord mariée à Abu Hâlah bin Zurarah des Banu Tameem et fut mère de deux garçons, dont l'un mourut à la bataille d'al-Jamal, en combattant aux côtés d'Ali (radhiyallâhou'anhou).

Elle entendit parler de l'honnêteté et de la générosité du Messager de Dieu (sallallâhou'alayhi wa sallam).

Un jour, Abou Tâlib dit à son neveu : "Je suis un homme sans fortune, les temps sont devenus durs pour nous, nous avons été tourmentés par ces années de misère, et nous n'avons ni possessions matérielles ni marchandises. Cette femme, Khadîdjah, envoie des hommes de ton peuple pour faire des affaires avec sa fortune et ils en gagnent un bénéfice. Alors si elle vient vers toi, montre-lui ton honnêteté."

Khadîdja le fit chercher et lui proposa de se rendre avec sa fortune à ash-Shaam (région de la Syrie) pour faire du commerce. En contrepartie, elle lui donnerait plus qu'elle donnait aux autres hommes qui travaillaient pour elle. Elle enverrait aussi avec lui un de ses jeunes serviteurs du nom de Maysara. Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) accepta et partit avec sa fortune et son serviteur, Maysara, jusqu'à ce qu'il atteignit as-Shaam. Là il vendit les articles avec lesquels il était parti et acheta ce qu'il désirait acheter pour le compte de Khadîdja. Accompagné de Maysara, il embarqua pour Makkah avec une caravane. Les transactions qu'il fit rapporta deux fois plus de profit que le profit habituel... et le salaire qu'il reçut de la part de Khadîdja fut le double du salaire qu'elle donnait d'habitude.

Lorsque Maysara rapporta à Khadîdja ce qu'il avait vu du caractère de Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam), elle le fit chercher. Elle lui dit :

"Ô cousin, vraiment, je t'apprécie en raison des liens familiaux qui nous unissent, de l'incontestable noblesse de tes origines, de ton honnêteté et de ta sincérité, mais aussi pour l'intégrité de ton caractère et la véracité de tes propos."

Et elle lui proposa le mariage.

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en fit part à ses oncles. Hamza vint avec lui et ils appelèrent Khuwaylid qui dit (en ce sens) : "Il est fort, rien ne peut l'atteindre." (Il exprima de la sorte son approbation pour le mariage...)

Ainsi, le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'épousa et lui donna une dot de 20 chameaux.

Elle était âgée de 40 ans quand elle l'épousa, et il en avait 25. Elle fut sa première épouse. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne prit aucune autre femme tant qu'elle fut en vie.

Elle lui donna 6 enfants: Al-Qaasim, 'Abdullah (surnommé Tayyib (le bon) et Tâhir (le pur)), Zaynab, Ruqqayyah, Oum Koulthoum, et Fâtimah.

Quand le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) reçut la mission prophétique, elle fut la première à croire en Dieu et en son Messager Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam); elle fut la première à croire en ce que Son Seigneur lui envoya et le soutint dans sa mission.

A chaque fois que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était confronté à des propos détestables de la part des polythéistes qui ne croyaient pas en son message, Dieu le consolait à travers Khadîdja. Celle-ci atténuait ainsi la tristesse que provoquait chez le Messager l'attitude (de refus et de rejet) dont il était témoin de la part des gens.

Selon Aicha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, le commencement de l'Inspiration Divine ("Wahiy") à l'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) prit la forme de rêves pieux, qui se révélaient véridiques comme la clarté du jour... Ensuite, l'amour de la solitude lui fut donnée.

Il se retirait, seul, dans la grotte de Hîra, où il adorait Dieu Unique continuellement pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu'il désirait voir sa famille. Il prenait avec lui des provisions pour son séjour. Puis, il revenait vers sa femme Khadîdja pour en reprendre de la même façon, quand soudainement la Vérité descendit à lui alors qu'il se trouvait dans la grotte.

L'ange vint à lui et lui demanda de lire. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) répondit "Je ne sais pas lire." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ajouta (dans sa narration de l'événement à Aïcha) : l'ange m'attrapa avec force et me serra si fort que je ne pouvais plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire et je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa à nouveau et me serra une seconde fois jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire mais à nouveau je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa pour la troisième fois et me serra et me relâcha et dit : "Lis ! Au nom de Dieu, qui a créé tout ce qui existe, qui a créé l'homme à partir d'un caillot de sang, Lis ! Et ton Seigneur est le plus généreux".

Puis le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) repartit (chez lui) avec la Révélation et le c½ur battant très vite. Il vint à Khadîdja bint Khuwaylid et dit : "Couvre-moi ! Couvre-moi !" Elle le couvrit jusqu'à ce que sa peur se dissipa, après quoi il lui raconta tout ce qui s'était passé et dit : "J'ai peur que quelque chose ne m'arrive !" Khadîdja répondit : "Jamais ! Par Dieu, Dieu ne permettra jamais que tu sois dans une situation de honte ! Tu gardes de bonnes relations avec tes parents et amis, tu aides les pauvres et les miséreux, tu sers généreusement tes invités, et assiste ceux qui sont victimes d'une calamité."

Khadîdja l'accompagne alors chez son cousin Waraqah bin Nawfal bin Asad bin 'Abdul-'Uzza, qui, pendant la période pré-islamique, s'était converti au christianisme et s'était attaché à l'apprentissage de l'hébreu... Il écrivait l'Evangile en hébreu autant que Dieu le permettait. C'était un vieil homme et il avait pratiquement perdu la vue.

Khadeejah dit à Waraqah : "Ecoute l'histoire de ton neveu, Ô mon cousin !" Waraqah demanda : "Ô mon neveu ! Qu'as-tu vu ?"

L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) décrivit tout ce qu'il avait vu. Waraqah dit : "C'est celui (l'ange Gabriel) qui garde les secrets, qui a été envoyé par Dieu à Moïse. Comme j'aurai aimé être encore jeune et pouvoir vivre jusqu'au moment où ton peuple te chassera."

L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demanda : "Vont-ils me chasser ?"

Waraqah lui répondit par l'affirmative et dit : "Quiconque est venu avec quelque chose de semblable à ce que tu as rapporté a toujours été traité avec hostilité et si je devais rester en vie jusqu'au jour où tu seras chassé alors je te soutiendrai fortement. "

Mais après quelques jours, Waraqah mourut, et la Révélation Divine s'arrêta également pendant un certain temps. (...) (Boukhâri)

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et Khadîdja (radhyallâhou'anha) continuèrent à prier en secret aussi longtemps que Dieu le voulut.

Afeef al-Kanadee rapporte : "Je vins à Makkah pendant les jours d'Ignorance et je voulais vendre pour le compte de ma famille des vêtements et du parfum. J'allai chez al-Abbaas b.'Abdul-Muttalib." Il dit : "Pendant que j'étais dans sa maison, je regardais la Ka'bah. Alors un jeune homme leva sa tête vers le ciel et se tourna, debout, en direction de la Ka'bah. Un adolescent vint et se mit à sa droite. Il ne s'écoula pas beaucoup de temps jusqu'à ce qu'une femme vint et se mit derrière eux. Alors le jeune homme se courba, puis l'adolescent et la femme se courbèrent. Le jeune homme leva sa tête et l'adolescent et la femme la levèrent. Alors le jeune homme se prosterna et l'adolescent et la femme se prosternèrent. " Il continue: "Alors, je dis : "Ô Abbaas ! Vraiment, je vois un grand homme " Abbâs répondit: "Une question importante : Sais-tu quel est ce jeune homme ? " Je dis : "Non." Il dit : "C'est Mouhammad bin Abdoullah bin Abdoul-Mouttalib, mon neveu. Sais-tu quelle est cette femme ?". Je dis : "Je ne sais pas ". Il répliqua: "C'est Khadîdja bint Khouwaylid, la femme de mon neveu... Mon neveu, que tu as vu, nous a rapporté que son Seigneur est le Seigneur des Cieux et de la Terre et qu'il lui a ordonné cette religion qu'il suit. Je jure par Dieu que je ne connais personne d'autre sur Terre qui suit cette religion à part eux. " Afeef dit : "Je voulais être le quatrième (à leurs côtés)... "

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) honorait Khadîdja (radhyallâhou'anha) et l'aimait. Il n'était jamais en désaccord avec elle, et ce, avant même de recevoir la révélation.

Il pensait beaucoup à elle après sa mort et ne se lassait pas de prier pour elle; au point qu'Aisha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, en fut jalouse et dit au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam): "Véritablement Dieu t'a donné mieux que cette vieille femme."

Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se mit en colère et dit :

"Non, par Dieu, je jure que Dieu ne m'a jamais rien donné de meilleur qu'elle. Elle fut la femme qui crut en moi quand personne d'autre ne me croyait. Elle a affirmé que je disais vrai quand tout le monde m'accusait de mentir. Elle me soutint avec son argent quand tout le monde m'infligeait des privations. Et Dieu m'apporta à travers elle des enfants, alors qu'aucune autre femme ne m'en a donné. "

En fait, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) fut si en colère à propos de ce que j'avais dit que son front trembla.

Alors je me suis dis: "Ô Dieu, si le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se calme, je ne dirais plus jamais de choses comme ça."



Aicha (radhyallâhou'anha) dit également: "Je n'ai jamais été jalouse d'une autre épouse du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) comme je l'ai été de Khadîdja (radhyallâhou'anha). Pourtant, je ne l'ai pas vu, mais le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se souvenait beaucoup d'elle. Parfois, il sacrifiait un mouton, le coupait en morceaux et les envoyait aux amis de Khadîdja (radhyallâhou'anha) et il disait : "Comment puis-je l'oublier ? Elle m'a aussi donné les enfants les plus affectueux."

Aicha (radhyallâhou'anha) dit encore : "Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) quittait rarement la maison avant d'avoir parlé de Khadeejah et d'avoir prié pour elle ".

Khadîdja (radhyallâhou'anha), Mère des Croyants, mourut en aidant le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à transmettre l'appel de l'islam. Elle quitta ce monde trois années avant l'émigration à Médine, à l'âge de 65 ans. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'enterra de ses propres mains. Sa mort fut une grande source de tristesse pour le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine

# Posté le jeudi 02 avril 2009 18:17