Allahuma igfirlana.............

La vie est une succession de peines sans fin
Tels me parlent les regards de ces Orphelins de guerre
Tels m'agressent le son de toutes ces voix hurlant de désespoir et mendiant la vie de demain au voisin

Je ne sais pas, je ne sais plus
Comment me libérer de ces tourments, ces images qui me glacent le sang à chaque fois que je ferme les yeux
pour me dire que tout est fini et que demain sera meilleur pour tous!

ya Allah aide les à surmonter ces terribles épreuves (enfants comme parents)
aide nous à nous souvenir que la vie n'est que passagère et l'au-delà,lui, est éternel
aussi,aide nous à préparer en conséquence

Guide-nous Ô Seigneur sur Ton sentier et accorde nous Ta miséricorde.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 12 juin 2009 16:36
Modifié le vendredi 12 juin 2009 21:34

imagines-toi

imagines-toi


Imagine-toi la rencontre du Très Miséricordieux

Pendant que Ses amis, dont tu feras parti, discuteront à l'ombre de Tûba, Allah ordonnera à un Héraut de Ses anges d'adresser un appel à Ses amis afin de réaliser en leur faveur la Promesse de Son extrême générosité, cette immense allégresse de les rapprocher de Lui, de leur accorder une entrevue de bienvenue et de leur montrer Sa Magnifique Face. C'est ainsi qu'ils atteindront la plus noble des positions, le paroxysme de l'allégresse et l'ultime désir. Tu te rendras à peine compte quand l'ange lancera cet appel:

« Ô hôtes du Paradis !

Vous avez auprès d'Allah une Promesse

qui n'a pas encore été réalisée? ».

Ils protesteront tant leur paraîtra immense ce qui leur aura déjà été accordé. C'est qu'il n'y aura pas meilleure donation que celle qui leur aura été faite. Ils auront été introduits dans Son voisinage et assurés contre Son châtiment. Tu diras, en même temps qu'eux:

« N'a-t-II pas regardé nos visages !?

Ne nous a-t-Il pas fait entrer au Paradis !?

Ne nous a-t-Il pas écartés du Feu !? ».

Ce sera alors Son appel, ordonnant de lui rendre visite.


« Allez donc Lui rendre visite ! »

Tandis qu'ils seront dans cet état, leurs coeurs, avec leurs âmes, sembleront s'envoler de leurs corps, de joie et d'allégresse. Les anges viendront alors, conduisant des chameaux de Khorasan créés de rubis, animés d'une vie qui leur aura été insufflée. Leurs rênes seront faites de chaînes d'or. Leurs faces apparaîtront comme des lampadaires lumineux et beaux. Ils ne satisferont jamais leurs besoins naturels. Ils auront des ailes, surmontées d'un tissu rouge en soie du Paradis et de poils fins d'une blancheur éblouissante. Sur leur dos, il y aura deux raies rouges sur un fond blanc, telles celles qui couvrent le dos des chevaux de ce monde. Les créatures n'auront jamais vu de pareilles montures, ni de couleur si belle.


Imagine la beauté de ces bêtes et la beauté de leur forme, des bêtes de rubis du Paradis, dans leur couleur rouge et jaune et leur éclatante lumière quand elles se mettront en mouvement.

Imagine leur beauté et la beauté des visages des anges, la beauté de leurs rênes, chaînes en or du Paradis. Ils les conduiront, d'un rythme régulier, à la rencontre des Amis d'Allah au nombre desquels tu seras. Belle sera l'allure de ces bêtes créées ainsi sans le dressage des humains. Ce sont des bêtes qui n'auront pas été domptées, obéissant à leurs chaînes et guidées sans apprentissage préalable.

Imagine les anges les faire avancer jusqu'à s'approcher des Amis d'Allah et les faire baraquer.

Imagine leur baraquement, leur beauté et l'allure de leurs formes, dès qu'ils arriveront près des Amis d'Allah . Ton coeur saura que tu monteras l'une d'elles et que tu te rendras vers ton Seigneur avec les autres visiteurs. Une fois accroupies, elles seront baraquées sur des dunes de musc dans les prés de safran, sous Tûba et le reposoir des adorateurs d'Allah . Les anges s'approcheront des Amis d'Allah et leur diront de leurs voix mélodieuses :

«Ô Amis du Miséricordieux! Allah, votre Seigneur, vous adresse Son salut. Il vous rendra visite et vous ordonnera de venir Lui rendre visite ensuite afin qu'Il vous voit et que vous Le voyiez, qu'il vous parle et que vous Lui parliez, qu'il vous salue et que Le saluiez et qu'Il vous accorde davantage de Sa faveur et de Sa miséricorde. Il est le Détenteur d'une large miséricorde et d'une faveur incommensurable».


Quand les Amis d'Allah entendront (ces paroles) et que, toi aussi, tu les entendras, ils se précipiteront vers leurs montures, par amour et désir ardent de leur Seigneur.

Imagine la célérité de leurs bonds, toi parmi eux, la beauté de leurs visages que la joie illuminera quand ils seront auprès leur Seigneur et verront leur Bien-Aimé.

Imagine leur appréhension lorsqu'ils mettront le pied droit aux étriers de rubis, d'émeraudes et de perles.

Imagine la beauté de leurs pieds. Ce sont des pieds remodelés qui n'auront plus la même forme. Ils auront acquis plus de magnificence que ceux qu'ils avaient dans la demeure terrestre. Puis Allah les placera dans Son paradis, à l'abri de tous les fléaux. Il aura métamorphosé et les aura fait resplendir après de longues périodes dans les dunes de musc et les prés de safran.

Imagine la beauté de leur lumière quand les Amis d'Allah enfourcheront leurs montures de rubis et de perles.

Imagine-les dans leur beauté, mettant leurs pieds sur les étriers du Paradis, puis s'installant, sans difficulté ni peine, sur des selles de perles et de rubis incrustés d'argent et de pourpre.

Ô la beauté de la blancheur des perles sur ce fond rouge pourpre !


Quand ils s'installeront, et que tu t'installeras aussi sur ta monture avec eux, ils redresseront leurs montures et leurs bonds soulèveront alors un tourbillon de musc qui imprégnera leurs habits et leurs cheveux. Puis, les montures s'aligneront en une seule rangée, rectiligne, formant un cortège sans sinuosité. Aucune ne sera en retrait par rapport aux autres.


Quel magnifique cortège! Quels merveilleux cavaliers !


Imagine cet alignement dans toute son étendue, dans toute sa rectitude, et l'agencement aussi semblable de leurs visages, des diadèmes sur leurs fronts et au-dessus de leurs têtes des couronnes de perles et de rubis.

Que penses-tu des visages des hôtes du Paradis, réunis dans un même ensemble, portant des diadèmes et des couronnes dans un parfait alignement? Que penses-tu de ce rassemblement de milliers, de milliers et de milliers de personnes ? Les coeurs seront bien incapables de dénombrer les couronnes de perles et de rubis rayonnant au-dessus de leurs visages resplendissants de lumière, souriants et gais.

Si tu pouvais imaginer ce cortège de montures, l'alignement de ses cavaliers, l'ajustement des couronnes au-dessus des visages des Amis d'Allah , rayonnant de lumière et de bonheur, tu aspirerais à un désir légitime, tu saisirais de ton coeur la réalisation de la Promesse de ton Seigneur à Ses Amis. Quand l'alignement et l'agencement des couronnes se formeront, les ( Amis d'Allah ) presseront le pas en disant :


« Allons vers notre Seigneur ! »

Imagine les montures quand elles se mettront en marche, aussi légères que les rubis, dans un même mouvement et d'un même pas, sans qu'aucune ne précède l'autre. Les corps des amis de Allah se soulèveront de bonheur sur ces (montures), leurs épaules, dans leur marche, resteront à la même hauteur. Les rênes de leurs montures et de leurs étriers se maintiendront aussi au même niveau. En se mettant en marche, leurs montures soulèveront le musc et leurs pieds fouleront les près de safran. Quand ils s'approcheront des arbres du Paradis, ces arbres leur lanceront de leurs fruits. Ces fruits tomberont dans leurs mains alors qu'ils poursuivront leur marche.

Ô qu'ils seront beaux ces fruits dans les paumes de leurs mains !

Les arbres se détacheront et s'écarteront de leur chemin. Sur une inspiration de leur Maître, afin que leur alignement ne se désorganise pas, que leur rang ne se déforme pas et que leur agencement ne se modifie pas. Ainsi, les Amis d'Allah ne se sépareront pas les uns des autres car ils seront des compagnons dans le Paradis puisque, en ce monde, ils s'aimaient, les uns les autres, en Allah. Les compagnons seront célèbres. Chaque couple de compagnons sera renommé par la bonne compagnie qu'il aura témoignée à l'autre. Leurs parures et leurs habits seront de la même couleur. La robe de leurs montures sera également de couleur identique.

Imagine-toi quand ton Seigneur t'accordera des faveurs, et que tu seras serré contre ton compagnon, épaule contre épaule. Vous vous approcherez des arbres du Paradis qui secoueront leurs fruits qui tomberont dans vos mains, les mains des Amis du Miséricordieux. Puis ils s'écarteront, avec leurs racines, de leur chemin pendant que vous continuerez votre route, emplis de joie. Leurs coeurs tangueront, tout tendus vers la contemplation de leur Bien-Aimé. Ils avanceront dans la gaieté, les uns se tournant vers les autres, discutant, riant et badinant dans leur marche, louangeant leur Seigneur pour avoir été Véridique dans Sa promesse envers eux, et pour leur avoir accordé la permission d'être dans Son Voisinage.

Ils poursuivront leur marche jusqu'à s'approcher du Trône de leur Seigneur. Ils verront de visu la beauté de Ses voiles et de Sa lumière. Ils accélèreront le pas dans leur désir ardent, leur amour et leur joie (de voir leur Seigneur).

Imagine leurs montures qui volent, la course de leur cortège équilibré et la lumière éclatante des visages des cavaliers. Les anges escorteront les montures, les conduisant, à pas redoublés, vers leur Seigneur jusqu'à atteindre l'estrade du Trône de leur Maître.

Imagine l'étendue de cette estrade et la beauté de sa lumière, son cérémonial éblouissant et son parfum de fleur. Des tapis et des coussins seront posés sur les dunes de musc. Chacun de ces jeunes d'Allah saura ce qui lui a été préparé. Les sièges seront réservés aux Elus d'entre Ses serviteurs et aux Amis d'entre Ses créatures. Quand ils s'approcheront de ce qu'Il leur a été préparé en chaires, sièges, tapis et coussins, chaque jeune pliera sa belle jambe pour quitter l'étrier et descendre devant une chaire, un siège ou un tapis.

Imagine la façon dont ils plieront leurs jambes pour prendre place sur leurs sièges et s'y établir. Imagine la douceur de ces cuisses et de ces hanches posées sur les sièges en perles et en rubis. Quel siège immense ! Qu'il est magistral cet Ami d'Allah , assis, les pieds croisés !

Quand les gens prendront leurs sièges et y reposeront, les Voiles irradieront une lumière éclatante. Ô le doux plaisir de leurs yeux! Ils tendront l'oreille dans l'attente de la parole de leur Bien-Aimé.

Imagine-les assis sur leurs sièges, Promesse véridique de leur Maître et Roi, celle d'être proches de Lui suivant leur rang hiérarchique. Les Aimés d'entre eux seront les plus proches de Lui parce qu'en ce monde, ils éprouvaient pour Lui un amour intense. Les plus proches de Son Trône seront ceux qui portaient Ses signes probants auprès de Ses créatures, puis les prophètes - Que le salut soit sur eux -, puis les véridiques proches à égale distance du Tout Puissant, le Très Miséricordieux.

Immense sera Celui qu'ils visiteront ! Allah de gloire, de grandeur recevant leur visite.

Imagine-les assemblés avec leur belle dignité et la beauté et l'illumination de leurs visages lorsque la lumière du Trône d'Allah et Ses voiles se refléteront sur eux. Puis, Imagine leur assemblée et l'irradiation de leurs sièges et de leurs chaires, attendant la Vision de leur Seigneur. Ton âme volera dans ton amour ardent de Lui. Ce qui serait de ton bon droit.

Que cela est grandiose pour un être sensé, connaissant Allah et désirant ardemment son Seigneur et Sa vision !

Imagine cela avec un esprit exempt de toute autre préoccupation. Peut-être que ton âme aura honte de se couper de tout ce qui te sépare de Lui et de ne pas renoncer à tout ce qui occupe ton esprit et t'empêche de te rapprocher de ton Seigneur.











# Posté le mardi 07 avril 2009 17:51

Khadija ( radiallahu anha)

Khadîdjah bint Khuwaylid est née en 68 avant l'Hégire, de Khuwaylid bin Asad et de Faatimah bint Za'idah.

Elle avait développé par son éducation des traits de caractères dignes d'éloges et était connue et appréciée pour son intelligence, sa pudeur et sa sagesse, au point que l'on commença à l'appeler "Tâhirah" (la pure).

C'était une femme d'affaire accomplie, qui avait bâti sa fortune par l'intermédiaire de quelques hommes qui faisaient du commerce pour son compte.

Elle fut d'abord mariée à Abu Hâlah bin Zurarah des Banu Tameem et fut mère de deux garçons, dont l'un mourut à la bataille d'al-Jamal, en combattant aux côtés d'Ali (radhiyallâhou'anhou).

Elle entendit parler de l'honnêteté et de la générosité du Messager de Dieu (sallallâhou'alayhi wa sallam).

Un jour, Abou Tâlib dit à son neveu : "Je suis un homme sans fortune, les temps sont devenus durs pour nous, nous avons été tourmentés par ces années de misère, et nous n'avons ni possessions matérielles ni marchandises. Cette femme, Khadîdjah, envoie des hommes de ton peuple pour faire des affaires avec sa fortune et ils en gagnent un bénéfice. Alors si elle vient vers toi, montre-lui ton honnêteté."

Khadîdja le fit chercher et lui proposa de se rendre avec sa fortune à ash-Shaam (région de la Syrie) pour faire du commerce. En contrepartie, elle lui donnerait plus qu'elle donnait aux autres hommes qui travaillaient pour elle. Elle enverrait aussi avec lui un de ses jeunes serviteurs du nom de Maysara. Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) accepta et partit avec sa fortune et son serviteur, Maysara, jusqu'à ce qu'il atteignit as-Shaam. Là il vendit les articles avec lesquels il était parti et acheta ce qu'il désirait acheter pour le compte de Khadîdja. Accompagné de Maysara, il embarqua pour Makkah avec une caravane. Les transactions qu'il fit rapporta deux fois plus de profit que le profit habituel... et le salaire qu'il reçut de la part de Khadîdja fut le double du salaire qu'elle donnait d'habitude.

Lorsque Maysara rapporta à Khadîdja ce qu'il avait vu du caractère de Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam), elle le fit chercher. Elle lui dit :

"Ô cousin, vraiment, je t'apprécie en raison des liens familiaux qui nous unissent, de l'incontestable noblesse de tes origines, de ton honnêteté et de ta sincérité, mais aussi pour l'intégrité de ton caractère et la véracité de tes propos."

Et elle lui proposa le mariage.

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en fit part à ses oncles. Hamza vint avec lui et ils appelèrent Khuwaylid qui dit (en ce sens) : "Il est fort, rien ne peut l'atteindre." (Il exprima de la sorte son approbation pour le mariage...)

Ainsi, le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'épousa et lui donna une dot de 20 chameaux.

Elle était âgée de 40 ans quand elle l'épousa, et il en avait 25. Elle fut sa première épouse. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne prit aucune autre femme tant qu'elle fut en vie.

Elle lui donna 6 enfants: Al-Qaasim, 'Abdullah (surnommé Tayyib (le bon) et Tâhir (le pur)), Zaynab, Ruqqayyah, Oum Koulthoum, et Fâtimah.

Quand le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) reçut la mission prophétique, elle fut la première à croire en Dieu et en son Messager Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam); elle fut la première à croire en ce que Son Seigneur lui envoya et le soutint dans sa mission.

A chaque fois que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était confronté à des propos détestables de la part des polythéistes qui ne croyaient pas en son message, Dieu le consolait à travers Khadîdja. Celle-ci atténuait ainsi la tristesse que provoquait chez le Messager l'attitude (de refus et de rejet) dont il était témoin de la part des gens.

Selon Aicha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, le commencement de l'Inspiration Divine ("Wahiy") à l'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) prit la forme de rêves pieux, qui se révélaient véridiques comme la clarté du jour... Ensuite, l'amour de la solitude lui fut donnée.

Il se retirait, seul, dans la grotte de Hîra, où il adorait Dieu Unique continuellement pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu'il désirait voir sa famille. Il prenait avec lui des provisions pour son séjour. Puis, il revenait vers sa femme Khadîdja pour en reprendre de la même façon, quand soudainement la Vérité descendit à lui alors qu'il se trouvait dans la grotte.

L'ange vint à lui et lui demanda de lire. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) répondit "Je ne sais pas lire." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ajouta (dans sa narration de l'événement à Aïcha) : l'ange m'attrapa avec force et me serra si fort que je ne pouvais plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire et je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa à nouveau et me serra une seconde fois jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire mais à nouveau je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa pour la troisième fois et me serra et me relâcha et dit : "Lis ! Au nom de Dieu, qui a créé tout ce qui existe, qui a créé l'homme à partir d'un caillot de sang, Lis ! Et ton Seigneur est le plus généreux".

Puis le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) repartit (chez lui) avec la Révélation et le c½ur battant très vite. Il vint à Khadîdja bint Khuwaylid et dit : "Couvre-moi ! Couvre-moi !" Elle le couvrit jusqu'à ce que sa peur se dissipa, après quoi il lui raconta tout ce qui s'était passé et dit : "J'ai peur que quelque chose ne m'arrive !" Khadîdja répondit : "Jamais ! Par Dieu, Dieu ne permettra jamais que tu sois dans une situation de honte ! Tu gardes de bonnes relations avec tes parents et amis, tu aides les pauvres et les miséreux, tu sers généreusement tes invités, et assiste ceux qui sont victimes d'une calamité."

Khadîdja l'accompagne alors chez son cousin Waraqah bin Nawfal bin Asad bin 'Abdul-'Uzza, qui, pendant la période pré-islamique, s'était converti au christianisme et s'était attaché à l'apprentissage de l'hébreu... Il écrivait l'Evangile en hébreu autant que Dieu le permettait. C'était un vieil homme et il avait pratiquement perdu la vue.

Khadeejah dit à Waraqah : "Ecoute l'histoire de ton neveu, Ô mon cousin !" Waraqah demanda : "Ô mon neveu ! Qu'as-tu vu ?"

L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) décrivit tout ce qu'il avait vu. Waraqah dit : "C'est celui (l'ange Gabriel) qui garde les secrets, qui a été envoyé par Dieu à Moïse. Comme j'aurai aimé être encore jeune et pouvoir vivre jusqu'au moment où ton peuple te chassera."

L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demanda : "Vont-ils me chasser ?"

Waraqah lui répondit par l'affirmative et dit : "Quiconque est venu avec quelque chose de semblable à ce que tu as rapporté a toujours été traité avec hostilité et si je devais rester en vie jusqu'au jour où tu seras chassé alors je te soutiendrai fortement. "

Mais après quelques jours, Waraqah mourut, et la Révélation Divine s'arrêta également pendant un certain temps. (...) (Boukhâri)

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et Khadîdja (radhyallâhou'anha) continuèrent à prier en secret aussi longtemps que Dieu le voulut.

Afeef al-Kanadee rapporte : "Je vins à Makkah pendant les jours d'Ignorance et je voulais vendre pour le compte de ma famille des vêtements et du parfum. J'allai chez al-Abbaas b.'Abdul-Muttalib." Il dit : "Pendant que j'étais dans sa maison, je regardais la Ka'bah. Alors un jeune homme leva sa tête vers le ciel et se tourna, debout, en direction de la Ka'bah. Un adolescent vint et se mit à sa droite. Il ne s'écoula pas beaucoup de temps jusqu'à ce qu'une femme vint et se mit derrière eux. Alors le jeune homme se courba, puis l'adolescent et la femme se courbèrent. Le jeune homme leva sa tête et l'adolescent et la femme la levèrent. Alors le jeune homme se prosterna et l'adolescent et la femme se prosternèrent. " Il continue: "Alors, je dis : "Ô Abbaas ! Vraiment, je vois un grand homme " Abbâs répondit: "Une question importante : Sais-tu quel est ce jeune homme ? " Je dis : "Non." Il dit : "C'est Mouhammad bin Abdoullah bin Abdoul-Mouttalib, mon neveu. Sais-tu quelle est cette femme ?". Je dis : "Je ne sais pas ". Il répliqua: "C'est Khadîdja bint Khouwaylid, la femme de mon neveu... Mon neveu, que tu as vu, nous a rapporté que son Seigneur est le Seigneur des Cieux et de la Terre et qu'il lui a ordonné cette religion qu'il suit. Je jure par Dieu que je ne connais personne d'autre sur Terre qui suit cette religion à part eux. " Afeef dit : "Je voulais être le quatrième (à leurs côtés)... "

Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) honorait Khadîdja (radhyallâhou'anha) et l'aimait. Il n'était jamais en désaccord avec elle, et ce, avant même de recevoir la révélation.

Il pensait beaucoup à elle après sa mort et ne se lassait pas de prier pour elle; au point qu'Aisha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, en fut jalouse et dit au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam): "Véritablement Dieu t'a donné mieux que cette vieille femme."

Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se mit en colère et dit :

"Non, par Dieu, je jure que Dieu ne m'a jamais rien donné de meilleur qu'elle. Elle fut la femme qui crut en moi quand personne d'autre ne me croyait. Elle a affirmé que je disais vrai quand tout le monde m'accusait de mentir. Elle me soutint avec son argent quand tout le monde m'infligeait des privations. Et Dieu m'apporta à travers elle des enfants, alors qu'aucune autre femme ne m'en a donné. "

En fait, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) fut si en colère à propos de ce que j'avais dit que son front trembla.

Alors je me suis dis: "Ô Dieu, si le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se calme, je ne dirais plus jamais de choses comme ça."



Aicha (radhyallâhou'anha) dit également: "Je n'ai jamais été jalouse d'une autre épouse du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) comme je l'ai été de Khadîdja (radhyallâhou'anha). Pourtant, je ne l'ai pas vu, mais le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se souvenait beaucoup d'elle. Parfois, il sacrifiait un mouton, le coupait en morceaux et les envoyait aux amis de Khadîdja (radhyallâhou'anha) et il disait : "Comment puis-je l'oublier ? Elle m'a aussi donné les enfants les plus affectueux."

Aicha (radhyallâhou'anha) dit encore : "Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) quittait rarement la maison avant d'avoir parlé de Khadeejah et d'avoir prié pour elle ".

Khadîdja (radhyallâhou'anha), Mère des Croyants, mourut en aidant le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à transmettre l'appel de l'islam. Elle quitta ce monde trois années avant l'émigration à Médine, à l'âge de 65 ans. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'enterra de ses propres mains. Sa mort fut une grande source de tristesse pour le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine

# Posté le jeudi 02 avril 2009 18:17

FATIMA AZ-ZAHRA

Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de sa femme Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

C'était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa s½ur aînée, Zeyneb, épousa son cousin al-Aas ibn ar Rabiah. Puis suivit le mariage de ses deux autres s½urs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d'Abu Lahab, l'oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.


La petite Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vit alors ses s½urs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses s½urs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit alors.

Bien entendu, même après le mariage de ses s½urs, elle n'était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l'esclave d'Aminah, la mère du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), qui était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah (radhia Allâhou anhou) et Ali (radhia Allâhou anhou), le jeune fils d'Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).

En sa mère et en Barakah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali (radhia Allâhou anhou), qui n'avait que deux ans de plus qu'elle, elle trouva un frère et un ami, qui d'une manière ou d'une autre prenait la place de son propre frère Al-Qasim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme 'le bon et le pur', qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu'elle trouvait avec ses s½urs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.

A l'âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l'Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Kabah, s'occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l'islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Haram où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l'égard du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l'oncle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Uqbah ibn Abi Muayt, Umayyah ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Abu Jahl, le meneur, demanda : 'lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Muhammad ?'
Uqbah ibn Abi Muayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah ibn Masud, un compagnon du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit 'Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !' Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : 'Puisses-tu punir Utbah, Uqbah, Abu Jahl et Shaybah' ceux qu'il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

A une autre occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) alors qu'il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) cria et appela à l'aide. Abu Bakr (radhia Allâhou anhou) accouru et réussit à libérer le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Il implorait alors: 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Allah'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr (radhia Allâhou anhou) et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n'était encore qu'une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l'entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était témoin, et participait à de telles épreuves.

Bien sûr elle n'était pas la seule. Toute la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses s½urs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Leurs maris étaient Utbah et Utaybah, les fils d'Abu Lahab et d'Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C'était principalement à cause d'elle que Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ) n'était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d'Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.

Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.

Sans aucun doute, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réjouit d'être à nouveau avec ses s½urs, elles souhaitaient toutes que leur s½ur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abu-l Aas pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : 'j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam'

Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d'être de retour auprès de leurs chers parents et d'être débarrassées de l'insupportable torture mentale dont elles faisaient l'objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman ibn Allan, l'un des premiers à avoir accepté l'islam. Ils partirent tous deux pour l'Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne revit plus Ruqayyah jusqu'après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), de sa famille et de ses compagnons continua et s'aggrava même après l'émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.

Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était l'un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d'enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dut faire face à encore plus d'épreuves et de difficultés.

Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), 'la croyante et l'affectueuse', mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L'année pendant laquelle la noble Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l'année de la tristesse. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.

Bien que sa s½ur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve, de difficulté et de crise.

Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. 'Ne pleure pas' dit-il ' qu'Allah protège ton père'.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait un profond amour pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), il dit une fois : 'Quiconque plait à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l'a met en colère me met aussi en colère'

Il dit aussi : 'Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Mary, Aasiyaa la femme de Pharaon, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ) la mère des croyants, et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), la fille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).' Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) acquis ainsi une place d'amour et d'estime dans le c½ur de son père, qui n'était occupé que par sa femme Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).

On donna à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) le titre de az-Zahraa, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu'elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l'appelait aussi al-Batul, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d'autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d'autres actes d'adoration ( ibadah)

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Aishah (radhia Allâhou anha), l'épouse du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), dit d'elle : 'je n'ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) dans son langage, sa conversation et sa façon de s'asseoir que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ).' Quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) la voyait s'approcher, il l'accueillait, se levait et l'embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l'endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) venait vers elle. Elle se levait, l'accueillait avec joie et l'embrassait.

Les bonnes manières de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu'elle avait à quelqu'un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n'avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur c½ur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usamah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d'Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses s½urs, Aishah et Asma.

A Madinah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (radhia Allâhou anhou), le fils d'Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). En présence du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali (radhia Allâhou anhou) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) en mariage ?' 'Oui' répondit Ali (radhia Allâhou anhou). Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit simplement : 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) par Ali (radhia Allâhou anhou) et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) approuva et demanda à Ali (radhia Allâhou anhou) s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali (radhia Allâhou anhou) répondit que non. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre.
Ali (radhia Allâhou anhou) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit :
'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)'. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Ali (radhia Allâhou anhou) se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (radhia Allâhou anhou) en avait environ 21. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) offrit à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et à Ali (radhia Allâhou anhou) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pria pour elle :
'O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali (radhia Allâhou anhou) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) vint chez Ali (radhia Allâhou anhou) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit : ' O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi'
'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) appelle Ali (radhia Allâhou anhou) son frère ?' Il faisait référence à Ali (radhia Allâhou anhou) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Ali (radhia Allâhou anhou) était donc liés comme des frères.
Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. Ali (radhia Allâhou anhou) vint et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit :
'Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher', de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.

La vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (radhia Allâhou anhou) resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était la seule parmi ses s½urs à ne pas avoir épouser un homme riche.

En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) était même plus rigoureuse que celle qu'elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (radhia Allâhou anhou) travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (radhia Allâhou anhou) : 'J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques'.
'J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine' répliqua Ali (radhia Allâhou anhou). Celui-ci suggéra à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) 'Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave'
A contrec½ur, elle alla chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui lui dit : 'qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?' 'Je suis venue te donner le Salam' dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander.
'Que faisais-tu ?' demanda Ali (radhia Allâhou anhou) lorsqu'elle repartit seule.
'J'avais honte de lui demander' dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres.
'Je ne vais pas vous le donner' dit-il 'et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture...'
Ali (radhia Allâhou anhou) et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur dit :
'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Allah' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.
Ali (radhia Allâhou anhou) dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) nous l'a enseigné'

Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) a du faire face. Il n'y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était affamé. Il alla de l'un à l'autre des appartements de ses femmes mais il n'y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), et elle n'avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) savait aussi quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) n'avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d'orge, et il lui dit 'c'est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours'.

Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l'aimait vraiment en retour.

Un jour, il revenait d'un voyage hors de Madinah. Il se rendit d'abord à la mosquée et pria deux ra'kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avant d'aller chez ses femmes. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) l'accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
'Pourquoi pleures-tu ?' demanda le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
'Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.' 'O Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)' répondit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tendrement 'Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l'humiliation jusqu'à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.'

Avec de telles observations, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). L'endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) se réjouirait d'avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa s½ur Ruqayyah tomba malade: Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (radhia Allâhou anhou), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) fut énormément touchée par la mort de sa s½ur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d'Umar (radhia Allâhou anhou) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et il ajouta : 'Ce qui vient du c½ur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan' - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en c½ur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

Uthman (radhia Allâhou anhou) épousa plus tard l'autre fille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l'homme aux deux lumières.

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l'hégire. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça l'Adhan dans l'oreille du nouveau-né et l'appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.

Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou 'le petit beau'. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

Huit ans après l'hégire, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa s½ur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Umm Kulthum comme sa s½ur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) que la descendance du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (radhia Allâhou anha), Ali et Umamah, moururent jeunes. L'enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu'il n'avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l'admiration accordée par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ).

Bien que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l'éducation des enfants, elle prenait part autant qu'il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

Avant son mariage elle était une sorte d'hôtesse pour les pauvres et les démunis d'Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d'Uhud, elle vint avec d'autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d'autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) accompagna aussi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l'Hégire, après le traité d'Hudaybiyyah. L'année qui suivit, elle et sa s½ur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à la libération de Makkah. On rapporte qu'en cette occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum (radhia Allâhou anha) visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) confia à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) un secret révélé à personne jusqu'alors :
'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu'

De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme Aishah (radhia Allâhou anha). Quand Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

Un jour il appela Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)... quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ? Que t'a dit le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) ?'

'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.'

Peu de temps après, le Noble Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décéda. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne vit plus Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rire après la mort de son père.

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays (radhia Allâhou anha) qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali (radhia Allâhou anhou).

Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam)'

Ali (radhia Allâhou anhou) pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) la resplendissante n'avait que 29 ans...

Qu'Allah l'agrée. Âmine.

# Posté le dimanche 22 février 2009 05:32
Modifié le mardi 24 février 2009 01:07

O Mohamed , mon Bien-aimé


O Mohamed , mon Bien-aimé
Tu es le plus bel être que Dieu n'ait jamais crée


Tu es et resteras dans mon c½ur à tout jamais

Que Dieu prie sur toi et ce jusqu'au jour du jugement dernier

Tu as guidé l'humanité vers la lumière de l'Exalté
Tu as fait de nous une communauté unifiée

Ta parole et tes enseignements sont pour nous un vrai bienfait
Ta vie ton Message sont un trésor qui ne peut s'effacer

Dieu Le Très-Haut t'a choisis pour être notre Messager
Pour faire de nous des musulmans pour l'éternité

A l'aide de ta précieuse Sunna ainsi que le Livre Sacré
Tu as traversé douleur désespoir et souffrance mais tu n'as jamais abandonné

Ta mission tu as tout fait pour l'achever
Certains t'ont persécuté d'autres t'ont exilés mais tu t'es toujours accroché

A ce que Dieu le Très Haut t'avait révélé
Devant le poids que tu as porté même les montagnes auraient succombées

Ce que tu as fait pour l'Islam personne ne l'aurait jamais fait
Les épreuves que tu as traversées me font frissonner

Si tu savais combien j'aimerais te ressembler
Ne serait-ce que dans une seule de tes grandes qualités

Mais je ne peux que t'admirer et prier
Pour être à tes côtés le jour de la Vérité

Pouvoir bénéficier de ton intercession auprès du Glorifié
Tu es mon modèle de vie en société

Et pourtant des gens essayent et osent t'insulter en parlant de liberté
Ils tentent d'atteindre ton honneur et ta dignité en parlant de respect

Mais au fond de moi je sais qu'ils n'y parviendront au grand jamais
Car ils ne trouveront rien o rien à te reprocher

Tu resteras toujours gravé dans les pensées
Comme étant O toi le Bien-aimé le Sceau des Messagers.
# Posté le mardi 17 février 2009 05:05
Modifié le lundi 23 février 2009 23:26